Levé tôt ce matin, et je descends vers 7h20, vais à la librairie juste à côté acheter qq cartes postales et des timbres (enfin!). Je reviens pour le petit déjeuner, copieux avec un grand choix. Ya aussi du fromage et du jambon, ça change de l'éternelle confiture.
Aujourd'hui on va rigoler... Je suis sur le Chemin vers 8h, passe reprendre un peu d'argent au distributeur. Avenue en montée pour quitter Revel, et puis je tourne à droite vers la Rigole, je suis alors sur pilote automatique et c'est parti pour une trentaine de kms, sans aucun soucis, cool, sans trop
regarder où je pose mes pieds. La Rigole, est un cours d'eau artificiel, conçu par Pierre Paul Riquet pour alimenter le Canal du Midi, il est long d'une trentaine de kms. "La Rigole est un poème où de nombreux méandres associés aux jeux de lumière sont autant (pas le vent!) de rimes simples et naturelles. Sous la frondaison des pins plus que centenaires ou à travers le feuillage des platanes et tilleuls, la marche bucolique reste sereine sans le soucis de la recherche de l'itinéraire" Tout est dit! Je ne rencontre aucun pèlerin, mais des dames qui font promenade, qq joggeurs, des cyclistes, des marcheurs, dont l'un est ancien joueur de rugby de Castelnaudary. Je termine la rigolade vers 15h45, quand j'arrive au gîte (Le Moulin de Naurouze) situé à la fin de la Rigole et au déb
ut du Canal du Midi, impossible de le rater. La dame m'attendait , je suis le seul pèlerin au gîte, je serai pas dérangé par les ronfleurs. C'est un lieu très sympa, une belle grande maison, tenue par un couple. Annie m'indique les chambres et m'explique le fonctionnement du gîte. Je fais une petite lessive que je mets sécher au vent et soleil. Il y a dans le gîte des bassines pour se faire des bains de pieds avec des sels, j'en profite, mon ampoule ne s'en portera que mieux, vraiment très relaxant, à l'eau froide bien sûr et pendant une vingtaine de minutes. J'écris mon diario dans le petit jardin devant la maison,je suis seul, il fait très calme. Vers 18h30 je prépare mon souper, avec les ingrédients que Andrew m'a apporté. Pâ
te, sauce tomate et jambonneau, avec un demi de rouge. 19H15 Je termine et fais la petite vaiselle, lecture des documents qui se trouvent au salon concernant le Chemin et le gîte, Le Moulin de Naurouze, est un ancien moulin à farine, né avec le canal au XVII, devenu une minoterie, qui puisait sa force motrice dans les eaux de la Rigole. Abandonné à la fin des années 1980. 10 ans plus tard les Sparks réhabilitent le site pour en faire une table d'hôte et un gîte pour randonneurs et pèlerins. Andrew prépare lui même tous les repas en tables d'hôtes et les plats cuisinés pour le gîte.
Aujourd'hui on va rigoler... Je suis sur le Chemin vers 8h, passe reprendre un peu d'argent au distributeur. Avenue en montée pour quitter Revel, et puis je tourne à droite vers la Rigole, je suis alors sur pilote automatique et c'est parti pour une trentaine de kms, sans aucun soucis, cool, sans trop





Je me renseigne pour savoir où se trouve mon logement ( Gîte La Gariguette), mais personne ne semble connaître ou ne veut pas me dire... Enfin je trouve deux personnes qui me conduisent en face du gîte, il est déjà 17h50. La dame m'accueille bien gentillement, je suis seul ce soir, yapa d'autres pèlerins. Douche, repos, et diario. Souper que Nicole me prépare, salade de carottes-tomates et saucisson, bavette (le morceau de viande!) et raviolis(?) fromage, et fraises. Nous parlons des problèmes du monde en sachant que nous n'y changeront rien... Je retrouve ma chambre assez tôt pour me coucher vers 21h30.

Petit déjeuner avec les autres pèlerins dans la belle salle à manger vers 7h30, ensuite je me connecte un peu pour mettre à jour mon blog, c'est rare de trouver un lieu où se connecter. Je suis sur le chemin un peu avant 9h, retrouve Michèle un peu plus loin dans la montée, je reste un moment avec elle, nous discutons de choses et d'autres. Andabre, je la laisse car elle fait une courte étape (elle a commencé son Chemin à Lodève). De nouveau une montée dans la forêt avec de gros cailloux. Une piste forestière entre chataigiers pour atteindre le petit village d'Andabre, où Michèle continue seule. Je sors de la forêt par une petite route bitumée, je traverse de nouveau la Mare (un cours d'eau) sur un joli petit pont en pierre, et retrouve encore une piste dans les bois. Parcours calme, et je rejoins Sébastien et Belle, car il y a une petite chienne à ses côtés qui attend une petite miette, mais avec Seb, pas de chance il ne mange que du liophylisé, et je crois pas que la petite chienne aimera un parmentier de poisson, par contre j'ai encore dans mon sakado un petit biscuit de Saint Gervais, et je partage avec Belle, elle relèche ses babines... Je laisse Seb et son Parmentier, Belle attend toujours un petit qq chose...Les paysages ont radicalement changés, on sent qu'on avance dans le Chemin. Je passe au Cap de Faulat(1081m) qui est donc le point le plus élevé du parcours avant les Pyrénées. Je marche une bonne partie du chemin avec Christiane et Nicole (que j'avais rencontré à St.Gilles) , plus loin ce sont les deux beaux frères Jean-Claude et Alberto. Nous passons près d'énormes éoliennes, Nicole prend peur car les éoliennes étaient cachées par les sapins, c'est vrai qu'elles sont grandes. Nous continuons tous les 5 jusqu'à Murat, un modeste Chef-lieu de Canton, perché à plus de 800m, et qui se trouve sur la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditérannée. Mon logement de ce jour se trouve dans le village, un peu hors-GR (Hôtel Durand), où j'ai pris de 1/2 pension. Je prends un panaché au bar avant d'aller dans la chambre. Douche, retour au calme qq minutes et je vais faire un tour, je retrouve Ed (le luxembourgeois) qui loge aussi à l'hôtel, il me dit que Markus est là également. Fais composter ma credencial à l'office du tourisme, et je retrouve Isabelle et Paul (rencontrés à Lodève), et m'invitent à boire un verre, un Gaillac perlé... et un p'ti second pour la route. En sortant Sylvie et Bernard arrivent pour souper, on se raconte les impressions de la journée. Je laisse tout le monde, et je retourne à l'hôtel pour souper en compagnie de Ed et Markus, je paye un p'ti blanc à l'apéro, et puis le souper, nous avons le resto pour nous, un couple arrivera plus tard. Souper gastronomique, assiette de charcuterie du pays, truite aux amandes, charlotte au chocolat. Nous nous quittons vers 21h30.

Mais l'hémorragie s'arrête à Mècle, une fontaine au milieu du hameau, pour refaire le plein d'eau, car yavait plus zune goutte...Il fait très chaud maintenant, il me reste 5kms à parcourir, une dernière petite montée et une dernière descente (toujours avec de gros cailloux!) , l'ampoulette au pied gauche ne me fait plus trop mal heureusement. Enfin Saint-Gervais en vue, place du quai où se trouve mon logement du jour (Chez Camille, une table d'hôte), mais Bruno le proprio n'est pas là pour le moment, il est ambulancier. Il est 15h30 je vais boire un panaché à la brasserie après le pont, et je retrouve Richard le parisien de Marseille. Ed un pèlerin luxembougeois vient nous rejoindre. Peu après 16h Ed et moi nous allons au logement. Bruno nous accueille à toute vitesse, il arrive derrière nous il vient à peine de garer son ambulance, pas du genre à perdre son temps... Grosse maison bourgeoise bien entretenue et cossue. Douche et une petite heure sur internet. Petite promenade dans le village, avec des maisons des XVI et XVII siècles qui donnent un charme ancien au village, l'église d'origine romane est fermée, elle a été reconstruite et modifiée après les geurres de religions et son clocher avec ses fenêtres plein cintre domine tout le village. Retour à la Brasserie oùje retrouve Ed, Richard arrive ensuite et puis deux autres pèlerines et pour finir Sylvie et Bernard, nous soupons tous ensemble. Bonne ambiance. Paul et sa femme arrivent bien après, mais je reste un moment avec eux, nous prenons un dernier verre et une petite balade dans le village. Retour Chez Camille vers 21h. Au lit une demie plus tard.

Sur le Chemin après 8h, et ça monte tout de suite pour nous mettre en forme! Je retrouve une bonne partie des pèlerins, mais les laisse ensuite. Une belle étape en perspective, mais un dénivellé de plus de 700m, ici on est parti pour qq beaux dénivellés ds les étapes suivantes. Montée progressive en forêt avant d'arpenter les flancs nus de le CôteTaillade. Une belle étape très très calme et paisible, et surtout de magnifiques paysages, une chance qu'il ne pleut pas. Deus heures plus loin, séparation des Chemins qu'il ne faut surtout pas louper, mais c'est bien balisé pour une fois. Belle montée pour atteindre le col de la Baraque (610m) mais via la départementale, dommage, et c'est encore des montées et des descentes, souvent empierrées, attention aux chevilles , et c'est assez douloureux quand on a une petite ampoule...
mais je connais le problème... Magnifique vallée du Sourlan, toujours sous un soleil radieux, des vues de cartes postales, le col du Roube (430m). J'arrive à Joncels où je ne rencontre personne, je continue à monter par un petit chemin betonné mais très raide et après petit sentier bucolique dans une forêt de chêne et chataigniers, descente par un sentier difficle empierré pour rejoindre Lunas. Que j'aperçois entre les arbres, c'est toujours très joli un village vu de haut et de loin dans la forêt. 




A la sortie du village on entre directement dans le vif du sujet! Une montée abrupte à flan de montagne, mais l'effort en vaut la chandelle, le spectacle est grandiose! Je quitte donc la Camargue pour d'autres paysages, la plaine humide et la rocaille... J'arrive en haut des crêtes une heure plus tard, un bel effort mais que c'est joli! Je retrouve plus loin encore Sébastien, un parisien qui fait le chemin en portant avec lui toute sa bouffe liophylisée... On discute un peu et puis je le laisse, plus loin le balisage indique d'aller à gauche, en insistant bien sur le gr653, donc je me dis qu'il y a une modification que je n'ai pas, mon top date de 2005 et l'autre de 2007, je continue en suiva,nt le fléchage, pour arriver au pied d'un château en ruine, j'arrive au petit hameau Le Barry, et là plus de fléches!! Je vais jusqu'au village suivant, et retrouve au détour d'une rue le balisage, résultats des courses une rallonge de 3kms au bas mot. A la sortie du village, sans bar cela va de soi!, alors qu'un petit café aurait fait un bien fou, je rencontre un cycliste, Richard de Marseille, qui cherche aussi un bar, mais on lui a dit que le bar n'ouvre pas avant 11h.Nous continuons un peu ensemble vers la montée, dans la vallée de Lagamas. Et ça monte encore pour arriver à Saint Jean la Blaqière où enfin je vais déguster mon pt'i noir et un coca cola.Allez il faut bien repartir, traverser un peu plus loin un ruisseau à gué, heureusement le niveau n'est pas trop élevé. Et c'est reparti pour un sentier cette fois en sous bois, un peu de fraîcheur est la bien venue, car la chaleur commence à se faire ressentir. Et encore un "Pioch", aujourd'hui cela ne fait que monter etdescendre...les montagnes russes! Une nouvelle discordance sur le tracé avec mon guide, le balisage indique vers le prieuré de Saint Michel de Grandmont, je décide cette fois de faire confiance à mon guide et je reste sur la route, et sur mon itinéraire, sur la route, mais les indications ont disparus donc je me repère au topo-guide et aux marques effacées. Je me retrouve dans un petit sentier à l'abandon, où ronces et orties viennent taquiner mes mollets. Enfin j'arrive à Lodève, il est déjà 16h30, je demande où se trouve le gîte, en fait il est juste sur le Chemin(Gîte de la Megisserie). Un gîte super tenu par un ancien pèlerin, donc il sait ce qui est le mieux pour les pèlerins. Je loge dans un chambre de trois, Alberto et Jean-Claude. Douche et petite lessive, et vais de suite au cyber situé à qq centaines de mètres du gîte. Il me faut une heure pour mettre à jour mes dernières nouvelles. Je reviens et c'est déjà le souper, nous sommes 7 à tables. Souper délicieux et très convivial, ambiance amicale. Au lit assez tôt vers 21h.






J'arrive à Saint Guilhem, magnifique petit village, un peu dans le genre de Conques, qui fait aussi partie des plus beaux villages de France.
Je retrouve Bernard et Sylvie, qui vont au Carmel, moi j'ai réservé au gîte"Le logis de Pénitents" au dessus de la crêperie, 10,20€ pour un gîte complétement pourri!!! Pas d'eau chaude, les douches dégueulasses, la crasse partout... Enfin maintenant que j'ai payé...je reste. Je prends ma douche à l'eau froide, cela fait du bien quand même, et puis je vais faire un tour, bois un verre sur la place, évite la crêperie. Quelques photos dans ce village médiéval, visite rapide de l'Abbaye de Gellone ( crée par Guillaume d'Orange, le Guilhem en question). Je vais souper avec le couple de Toulon, Sylvie et Bernard. Retour au gîte pourri vers 21h30, et surprise ya deux autres personnes, mais pas des pèlerins, des sans abris? Suis pas très à l'aise, mais je discute avec l'un d'eux et il est assez sympa, l'autre il a pas un mot.














